Voici le témoignage de Marie Pierre Janvrin-Pouchain

qui est juge départemental au lancer depuis 1 an;

Elle est licenciée au club depuis 2010, pratique la course sur route et au comité directeur depuis 2013.

M.-D. : Qu’est ce qui t’a donné envie de devenir juge?
M-P J-P : J’ai toujours été passionnée par les compétitions d’athlétisme mais plutôt à la télévision 😉. Et quand ma fille Axelle s’est inscrite au club il y a sept ans, je l’accompagnais. Voir des juges officier sur les compétitions m’a donné envie de faire comme eux, me rendre utile, sachant que sur le stade on manque cruellement de juge. Au final, je crois que j’avais tout simplement envie de m’impliquer davantage dans mon club. Cela s’est donc fait naturellement.

Quel est ton rôle en compétition ?
En fait, depuis 3 ans, j’ai accepté d’être « aide juge ». Cela m’a donné envie de passer mes diplômes et de grimper les échelons.
Quand j’arrive le jour des compétitions, le juge référent « chef de concours » me demande ce que je souhaite faire : « saut ou lancer ». J’aime bien varier à la fois, la discipline et le poste pour apprendre un maximum de choses dans la journée.
Par exemple au saut en longueur, je peux être juge à l’appel, juge à la planche (point 0) ou à la chute, préposée à l’anémomètre ou au tableau d’affichage, ou au ratissage.
Je peux aussi établir les classements – savoir qui aura droit à 3 sauts supplémentaires puis donner le classement final, là ça demande de l’entrainement et de la méga concentration…

Il y a énormément de postes quand on décompose le tout. L’idéal, pour le saut, est qu’il y ait 6 juges, mais en général nous sommes 3 ou 4.

As-tu suivi la formation ?
Oui Bien sûr j’ai déjà suivi deux causeries, 2015 et 2016, tous les postes de juge sont abordés y compris starter, chrono qui ne sont pas des missions confiées tout de suite à de jeunes juges. Ces formations sur la théorie sont organisées par le département, elles sont sur une ½ journée. D’ailleurs je suis inscrite sur la prochaine début janvier. Et je passe un examen en février.

Avec les athlètes et les entraineurs, je trouve qu’il y a beaucoup de respect et de bienveillance en général à l’égard du juge. 
Au niveau départemental, nous sommes aussi là pour accompagner les jeunes athlètes, parce que, notamment en début de saison pour les benjamins et pour les débutants, ce sont de premières compétitions, le juge doit faire preuve de pédagogie.
Mais pour d’autres compétitions, on a parfois la pression, si on se rate, cela a des répercussions. Il faut donc être très attentif et réactif pour pouvoir gérer et résoudre rapidement les problèmes. Il faut éviter les conflits et en respect avec le règlement. La cohésion avec les autres juges est super importante.
Jusqu’à maintenant, j’ai eu beaucoup de chance, à chaque fois le/la chef juge était super pédagogue. En général je pose toujours pas mal de questions, et à chaque fois les réponses sont top ! J’apprends énormément sur le terrain.
Quand je suis juge, je peux rencontrer des dimensions que sont le management d’équipe, la coopération, la cohésion mais aussi la convivialité !!!

— Qu’est-ce qui t’intéresse aujourd’hui dans le fait d’officier sur une compétition d’athlétisme ? Y a-t-il un poste qui t’attire davantage ?
J’aime être au cœur de la compétition, ne pas me contenter d’être spectatrice.
Il faut être sûre de soi, concentrée et faire preuve de pédagogie. Tous les postes m’intéressent, mais je crois que je préfère quand même m’occuper des concours de sauts. Je trouve que l’on est beaucoup plus en contact avec les athlètes, puisque l’on doit communiquer avec eux.

— Un dernier mot peut-être ?
plusieurs en fait… C’est une première étape pour passer juge régional au lancer et au saut en 2018. Je compte poursuivre ces formations avec l’envie de juger sur des compétitions régionales et pourquoi pas demain si mon organisation professionnelle et personnelle me le permet passer le cap du fédéral, mais on verra.
J’aime rappeler que devenir juge est une mission bénévole, qu’on fait ça en plus de son job, et que ça prend du temps et beaucoup d’énergie car croyez-moi il faut être endurant pour assurer une journée à officier… mais attention, si je fais les compétitions en tant que juge, c’est aussi parce que je m’y retrouve. Ça me permet de suivre les athlètes du club, de faire de supers rencontres et de me rendre utile tout en vivant de bons moments…

–> Et si vous aussi vous souhaitez vivre une 1ere expérience sur le terrain, inscrivez vous à une première initiation lors des départementaux à Eaubonne le 25 novembre prochain.